Ma mère... elle m'énerve ! Je la déteste ! Je fais ce qu'elle m'a dit de faire, mais cette fois, la suite sera différente. Voilà quelques jours que je prépare ma fugue. A la prochaine dispute qui allait éclaté, je partirais loin d'ici et ne reviendrais pas, enfin plus. J'avais économisé, préparé mon sac. Pris quelques provisions pour tenir quelques jours. Ma vie ne se résume qu'avec des « quelques »...
Je rentre dans ma chambre, la ferme à clefs. Je laisse un mot pour ma s½ur. C'est la seule qui va me manquer. Je reviendrais peut-être pour la chercher. Elle a seize ans. J'en ai dix-sept. Je pars. Loin. Très loin. Mais jamais trop. Ce qu'elle m'a dit était la goutte d'eau qui fais basculer le vase, car son eau a déjà débordé depuis longtemps. Je suis une erreur. Une bêtise. Elle aurait dût me tuer quand elle en avait l'occasion alors. La vie est invivable.
Je prends mon sac de sous mon lit. Ouvre la fenêtre. Saute (Sa maison n'est pas très grande). J'entends déjà des coups sur ma porte. Ma mère essaye sûrement de l'ouvrir. Il faut faire vite. Je commence à courir. Je passe par le mur qui sépare le jardin de la ville. Je suis debout sur le mur. Je regarde derrière moi. J'entends un grand fracas, ma mère apparaît à la fenêtre de ma chambre, elle me voit. Elle crie. Sort de ma chambre. Je saute du mur. Recommence à courir. Me prends quelques personnes au passage. Je n'ai pas le temps de m'excuser. Elle est derrière moi. Elle court, mais je suis plus rapide. Je me prends une autre personne, le choc fut plus brutal. Me voilà par terre. Merde. Elle me rattrape. Je me lève. Je m'excuse. Et recommence à courir. Je regarde derrière moi, la personne me regarde bizarrement. Je trébuche sur je-ne-sais-quoi et me revoilà par terre. La personne accourt, me tends la main que je prends volontiers. Il regarde derrière, et voit mère. Elle n'est plus qu'à quelques mètres. Il me regarde, je suis paniquée. Il me tire par le bras et commence à courir. Il m'emmène dans une ruelle. Prends à droite. Arrive près d'une échelle, la grimpe et ouvre une porte. Je rentre. Je regarde par une fenêtre qui donnait sur la ruelle. Ma mère. Perdue. Je l'avais semée, grâce à un inconnu.
